Orthodoxie

seraphin

Carême

Revenir à la page "Quoi de neuf sur le site de la Crypte"     → Recevoir nos mises à jour

Le Carême Orthodoxe

Le Seigneur nous a donné Lui-même l'exemple du jeûne, d'une abstention totale de nourriture pendant 40 jours avant de s'engager dans son ministère de salut (cf. Mt. 4, 2).

Il nous enjoint de prier et de jeûner pour le combat spirituel (cf. Mt. 17, 20).

L'Église a préservé ce commandement du Seigneur et a fixé des temps de jeûne dans l'année liturgique.

Elle distingue le jeûne "ascétique", lié à des jours (mercredis et vendredis) et à des périodes de l'année (les carêmes) et le jeûne "eucharistique" précédant la sainte communion.

a) Le jeûne ascétique :

L'Église Orthodoxe a institué depuis une haute antiquité des périodes fixes de jeûne, appelées carêmes :

1) le carême de la Nativité (Avent) de 40 jours,
2) le Grand Carême de Pâques, 40 jours avant la Semaine Sainte,
3) le carême des saints Apôtres Pierre et Paul, du 1er dimanche après la Pentecôte jusqu'à leur fête le 29 juin,
4) le carême de la Dormition de la Mère de Dieu, du 1er au 14 août,
5) la veille de la Théophanie,
6) le jour de la décollation de saint Jean Baptiste le 29 août,
7) le jour de l'Exaltation de la Sainte Croix le 14 septembre.

b) le jeûne eucharistique :
Dans certains pays orthodoxes, la règle de l'Église enjoint de jeûner plusieurs jours avant la communion, c'est-à-dire de s'abstenir de viande, d'œufs, de laitages.<
Dans la pratique la plus courante, nous recommandons au moins un repas frugal la veille de la liturgie au soir, et une abstinence totale de nourriture et de boisson durant la nuit et jusqu'à la communion. Cette abstinence concerne aussi les relations conjugales des époux.

Il faut préciser que dans les situations concrètes de maladie, de faiblesse, de longue distance à parcourir, d'âge avancé, le confesseur prend sur lui la liberté d'accommoder la règle stricte du jeûne, sans pour autant que l'exception ou l'allègement ne se transforme en règle. De plus, le jeûne ne concerne pas les enfants de moins de 7 ans.
Il est bon de souligner toute l'importance que l'Église Orthodoxe accorde au jeûne en tant que participation du corps et de l'être entier à la prière et au combat spirituel. Le jeûne exprime une attitude de dépendance et d'abandon total à Dieu, selon la parole du Sauveur : " L'homme ne vivra pas de pain seul, mais de toute parole venant de la bouche de Dieu" (Mt. 4, 4).
Le jeûne signifie l'attente de la venue du Seigneur dans notre marche vers le Royaume : " Les amis de l'Époux peuvent-ils jeûner tant que l'Époux est avec eux ? Des jours viendront où l'Époux leur sera enlevé, alors ils jeûneront en ces jours-là"(Mc. 2, 19-20). Dans la vie chrétienne alternent et se succèdent les jours de jeûne et d'attente de l'Époux et les jours de fête et de communion.

L'Église Orthodoxe vit la pratique du jeûne et des carêmes dans la ferveur, comme des temps de grâce exceptionnelle.

 

Le carême de Noël ou temps de l’Avent

se purifier pour le Seigneur !

Le jeûne de ce temps, uni à la prière plus intense, soutient la veille, l’attente, préparation aux épreuves inouïes que connaîtra l’humanité avant la lumineuse manifestation du Verbe.

Selon l’Eglise orthodoxe, il dure du 15.11 au 25.12. Si le 14.11 est un mercredi, on commence le jeûne le 13 au soir. On ne prend ni viande, ni œufs, ni fromage.

Le mercredi et le vendredi, nous nous abstenons d’huile et de vin ; mardi et jeudi, on peut boire du vin, ainsi que samedi et dimanche où l’on prend du poisson, jusqu’au 6.12, saint-Nicolas, inclus.

La veille de Noël, on ne mange que le soir, et on prend seulement des céréales et des fruits.

Le jour de Noël, quel qu’il soit, on rompt l’abstinence et le jeûne après la célébration.

Le renoncement concerne également les envies et les pensées, les paroles vaines, les formes de dépendance (télévision, ordinateur, Internet, etc.), la sexualité... Dans un monde de surconsommation, le jeûne n’est pas seulement alimentaire !

Le jeûne uni à la prière et à l’écoute de la Parole (lisons surtout le prophète Isaïe, lisons également en famille le saint Evangile !) est, non une frustration, mais le renoncement libre selon l’Esprit. Le chrétien acquiert ainsi la pureté de l’âme et du corps, et la disponibilité spirituelle en vue de l’illumination.
(Père Marc-Antoine Costa de Beauregard) sur orthodoxie.com