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Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

Chapitre X versets 9 à 16 (Ez 34,1-31)

Je suis la Porte, Je suis le Bon Pasteur


Je suis le Bon Pasteur9 Je suis la Porte. Si quelqu'un entre par moi, il sera sauvé ; il entrera et sortira, et trouvera un pâturage.

10 Le voleur ne vient que pour voler, égorger et faire périr. Moi, je suis venu pour qu'on ait la vie et qu'on l'ait surabondante.

11 Je suis le bon pasteur ; le bon pasteur donne sa vie pour ses brebis.

12 Le mercenaire, qui n'est pas le pasteur et à qui n'appartiennent pas les brebis, voit-il venir le loup, il laisse les brebis et s'enfuit, et le loup s'en empare et les disperse.

13 C'est qu'il est mercenaire et ne se soucie pas des brebis (1).

14 Je suis le Bon Pasteur (2) ; je connais mes brebis et mes brebis me connaissent,

15 comme le Père me connaît et que je connais le Père, et je donne ma vie pour mes brebis.

16 J'ai encore d'autres brebis qui ne sont pas de cet enclos ; celles-là aussi, il faut que je les mène ; elles écouteront ma voix ; et il y aura un seul troupeau, un seul pasteur.(3)

Notes
(1) À noter qu'au travers de cette parabole très connue (où le mot grec toujours traduit en français avec la nuance aujourd'hui péjorative du "mercenaire" désigne tout simplement le berger "salarié", supposé moins attaché à ses brebis que le "propriétaire") ...
(2) ... Jésus revendique également ici un titre messianique (cf Ézéchiel 34).
(3) Dans cette définition de l'Église universelle (un seul troupeau) l'unique Pasteur est, aux yeux de l'Orthodoxie, le Christ lui-même, représenté par l'évêque dans chaque diocèse.

Clément d'AlexandrieCommentaire patristique par Clément d'Alexandrie

"Je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance"

Malades, nous avons besoin du Sauveur ; égarés, de celui qui nous conduira ; assoiffés, de la source d'eau vive ; morts, nous avons besoin de
la vie ; brebis, du berger ; enfants, de l’éducateur ; et toute l'humanité a besoin de Jésus…

Si vous le voulez, nous pouvons comprendre la suprême sagesse du très saint pasteur et éducateur, qui est le Tout-Puissant et le Verbe du Père,
lorsqu'il se sert d’une allégorie et se dit le pasteur des brebis ; mais il est aussi l'éducateur des tout-petits. C'est ainsi qu’il s'adresse longuement aux anciens, par l'intermédiaire d'Ezéchiel, et qu'il leur donne l'exemple de sa sollicitude : "Je soignerai celui qui est boiteux, et je guérirai celui qui est accablé ; je ramènerai celui qui s'est égaré, et je les ferai paître sur ma montagne sainte" (Ez 34,16). Oui, maître, conduis-nous vers les gras pâturages de ta justice. Oui, toi notre éducateur, sois notre pasteur jusqu'à ta montagne sainte, jusqu'à l'Eglise qui s'élève au-dessus des nuages, qui touche aux cieux.

"Et je serai leur pasteur, dit-il, et je serai près d'eux" (Ez 34,12). Il veut sauver ma chair en la revêtant de la tunique d'incorruptibilité...

"Ils m'appelleront, dit-il, et je dirai : Me voici" (Is 58,9)...

Tel est notre éducateur ; il est bon avec justice.

"Je ne suis pas venu pour être servi, dit-il, mais pour servir" (Mt 20,28).

C'est pourquoi, dans l'Évangile, on nous le montre fatigué (Jn 4,5), lui qui se fatigue pour nous, et qui promet de "donner sa vie en rançon pour la multitude" (Mt 20,28).

Il affirme que seul le bon pasteur agit ainsi. Quel donateur magnifique, qui donne pour nous ce qu'il a de plus grand : sa vie ! Quel bienfaiteur, l'ami des hommes, qui a voulu être leur frère plutôt que leur Seigneur ! Et il a poussé la bonté jusqu'à mourir pour nous.

(Sources Chrétiennes 70, p. 258)

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