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Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc

La guérison des lépreux
Chapitre XVII versets 12 à 19 (Mt 8,4)

Les Dix Lépreux

12 À son entrée dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre et s'arrêtèrent à distance ;

13 ils élevèrent la voix et dirent : "Jésus, Maître, aie pitié de nous."

14 Voyant cela, il leur dit : "Allez vous montrer aux prêtres." (1) Et, comme ils y allaient, ils furent purifiés.

15 L'un d'entre eux, voyant qu'il avait été purifié, revint sur ses pas en glorifiant Dieu à haute voix

16 et tomba sur la face aux pieds de Jésus, en le remerciant. Et c'était un Samaritain (2) .

17 Prenant la parole, Jésus dit : "Est-ce que les dix n'ont pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ?

18 Il ne s'est trouvé, pour revenir rendre gloire à Dieu, que cet étranger !"

19 Et il lui dit : "Relève-toi, va ; ta foi t'a sauvé.

Notes.
(1) cf. Lev 14,1-32 : C'était aux prêtres de constater la guérision du lépreux.
(2) Osty rappelle le mépris des Juifs pour les Samaritains.

Commentaires patristiques par saint Ambroise de Milan et saint Cyrille d'Alexandrie

saint Ambroise de MilanSaint Ambroise

Notre Seigneur emploie dans la guérison du lépreux le moyen qu'Il lui a comme indiqué dans sa prière : "Et Jésus, étendant la main, le toucha en disant : Je le veux, sois guéri." La loi défend de toucher les lépreux, mais le Maître de la loi n'est pas soumis à la loi, c'est Lui qui en est l'auteur. Si donc il touche ce lépreux, ce n'est pas qu'il n'eût pu le guérir autrement, mais c'était pour prouver qu'Il n'était pas assujetti à la loi, et que loin de craindre d'être atteint par cette maladie contagieuse, Il était inaccessible à toute souillure, Lui qui venait en délivrer les autres. Il voulait, au contraire, que la lèpre qui souille ordinairement la main qui la touche, disparût au simple contact de Sa main divine.

(...) Dans ces paroles "Je le veux, sois guéri, vous voyez à la fois l'expression de sa Volonté bienfaisante et de sa tendre Compassion".

saint Cyrille d'AlexandrieSaint Cyrille

Il savait que la lèpre dont il était couvert ne pouvait être guérie par toutes les ressources de la science médicale, mais il vit la divine Majesté chasser les démons, guérir toutes maladies, et il en conclut que la droite de Dieu pouvait seule opérer ces merveilles.

(...) Ce commandement suprême ne peut venir que de la divine Majesté, comment donc pourrait-on assimiler le Fils unique aux serviteurs, qui qui peut tout par sa seule Volonté ? Il est dit de Dieu le Père, "qu'Il a fait tout ce qu'Il a voulu" (Ps 113,134); comment donc Celui qui exerce la Puissance de son Père, serait-il d'une nature différente ?

Tout ce qui a la même puissance, a ordinairement la même nature. Cependant admirez comment Jésus Christ joint ici l'opération divine à l'action humaine; car c'est le propre de la Nature divine que la volonté soit aussitôt suivie de son effet, comme étendre la main sur un acte de la nature humaine.

Or, la personne unique de Jésus se compose de ces deux natures, parce qu'Il est le Verbe fait chair.

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