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Mathieu Évangile de Jésus-Christ selon saint Mathieu

Chapitre VIII verset 28 à Chapitre IX verset 1 (Mc 5, 1-20 ; Lc 8, 26-39)

Les deux démoniaques du pays des Gadaréniens
et l'épisode des cochons

Possédés gadarénien8, 28 Quand il fut arrivé à l'autre rive, au pays des Gadaréniens (1), vinrent à sa rencontre deux démoniaques (2) qui sortaient des tombeaux ; ils étaient si méchants que personne ne pouvait passer par ce chemin (3).

29 Et ils se mirent à crier : "Qu'avons-nous affaire ensemble, Fils de Dieu ? Êtes-vous venu ici pour nous tourmenter avant le temps ?"

30 Or il y avait, à quelque distance d'eux, un fort troupeau de porcs qui paissaient.

31 Et les démons lui firent cette prière : "Si vous nous chassez, envoyez-nous dans ce troupeau de porcs."

32 Il leur dit : "Allez." Ils sortirent et passèrent dans les porcs. Et voici que tout le troupeau se précipita par les pentes escarpées dans la mer, et ils périrent dans les eaux.

33 Ceux qui les gardaient s'enfuirent, et ils s'en allèrent dans la ville, où ils racontèrent tout cela et ce qui était arrivé aux démoniaques.

34 Et voici que toute la ville sortit au-devant de Jésus, et, l'ayant vu, ils le supplièrent de quitter leur territoire. Ayant appris que Jean avait été livré, Jésus se retira en Galilée

9,1 Et étant monté dans la barque, il refit la traversée et revint dans sa ville.

Notes

(1) Ce pays des Gadaréniens ou Guéraséniens correspond probablement à l'actuelle Koursi (Guérasa) environ 10 km au sud de l'embouchure du Jourdain.
(2) Dans Marc et Luc "un homme à l'esprit impur".
(3) Dans Luc "cet homme ayant des démons n'avait pas mis de vêtements depuis un temps considérable".

Commentaire patristique par saint Jean-Chrysostome

La Libération des captifs. [Homélie sur le mot cimetière et sur la croix]

saint Jean ChrysostomeEn ce jour Jésus Christ est entré en conquérant dans les abîmes des enfers. En ce jour " il a brisé les portes d'airain, il a rompu les verrous de fer ", comme le dit Isaïe (45,2). Remarquez ces expressions. Il ne dit pas qu'il " a ouvert " les portes d'airain, ni qu'il les a enlevées, mais qu'il les " a brisées ", pour faire comprendre qu'il n'y a plus de prison, pour dire que Jésus a anéanti ce séjour des captifs. Une prison où il n'y a plus ni portes ni verrous ne peut plus retenir de prisonniers. Ces portes que le Christ a brisées, qui pourrait les rétablir ? Ces verrous qu'il a rompus, quel homme pourrait les remettre ?
Quand les princes de la terre relâchent des détenus en envoyant des lettres de grâce, ils laissent subsister les portes et les gardes de la prison, pour montrer à ceux qui sortent qu'ils peuvent y rentrer encore, eux ou d'autres. Le Christ n'agit pas de la sorte. En brisant les portes d'airain, il témoigne qu'il n'y a plus de captivité, plus de mort.
Pourquoi des portes " d'airain " ? Parce que la mort était impitoyable, inflexible, dure comme le diamant. Jamais pendant tous les siècles avant Jésus Christ, jamais aucun de ses captifs n'avait pu lui échapper, jusqu'au jour où le Souverain du ciel est descendu dans l'abîme pour lui arracher ses victimes.

Retrouver l'homélie prononcée par Père Boris le 1er décembre 2002 à la Crypte

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