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1 Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et Jean son frère, et il les emmène à l'écart sur une haute montagne
2 Et Il se transfigura devant eux : son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.
3 Et voilà que Moïse et Élie leur apparurent, conversant avec lui.
4 Prenant la parole, Pierre dit à Jésus : "Seigneur, il nous est bon d'être ici ; si vous le voulez, je ferai ici trois tentes, une pour vous, une pour Moïse et une pour Élie."
5 Il parlait encore, lorsqu'une nuée lumineuse les couvrit, et voilà que du sein de la nuée une voix dit : "Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis mes complaisances : écoutez-le."
6 En entendant, les disciples tombèrent la face contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.
7 Et Jésus, s'approchant, les toucha et dit : "Levez-vous, ne craignez point."
8 Levant les yeux, ils ne virent plus que Jésus seul.
9 Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur fit ce commandement : "Ne parlez à personne de cette vision, jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité des morts."
Commentaire patristique par saint Nicolas Cabasilas
Il ne faut pas s'étonner si ce qu'on voit est poussière et rien d'autre. Car le trésor est à l'intérieur.
« Notre vie, dit l'Écriture, est cachée » ; et l'écrin est un vase d'argile. Nous avons ce trésor dans des vases d'argiles, a dit Paul. Aussi ceux qui ne perçoivent que l'extérieur ne peuvent-ils voir que l'argile.
Mais quand le Christ se montrera, cette poussière manifestera aussi sa propre beauté, lorsqu'elle apparaîtra comme membre de cet éclair, qu'elle s'ajustera au soleil et qu'elle émettra le même rayonnement que lui.
« Les justes, dit le Christ, resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père » ; ce qu'il appelle « royaume du Père », c'est ce rayonnement dans lequel, resplendissant lui-même, il apparut aux apôtres, qui ont vu « le royaume de Dieu, comme il le dit lui-même, venu avec puissance. »
Les justes resplendiront aussi ce jour-là d'une splendeur et d'une même gloire, joyeux eux de recevoir et lui de donner. Car ce pain-là, ce corps qu'ils auront emportés de la sainte Table en quittant ce monde, quand ils arriveront là-bas, c'est lui qui paraîtra alors aux yeux de tous sur les nuées, et montrera son éclat de l'orient à l'occident, tel un éclair, en un instante.
C'est avec ce rayonnement que vivent les bienheureux et une fois morts la lumière ne les quitte pas