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Ascension

Ascension de Notre Seigneur, Dieu et Sauveur Jésus-Christ

Actes des Apôtres I, 1-1 Évangile selon saint Luc XXIV, 36-53

TrinitéHomélie prononcée à la Crypte par le Père René le 27 mai 1993

Au Nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.
Saint Luc nous a laissé dans son Évangile et dans le Livre des Actes deux récits de l'Ascension quelque peu différents mais complémentaires. Dans le premier, saint Luc montre l'attitude de Jésus vis-à-vis des disciples : dans le second il montre l'attitude que Jésus attend de ceux-ci, donc aussi de nous.
Jésus, dit d'abord saint Luc, se sépara de Ses disciples tandis qu'Il les bénissait. Ainsi depuis que le Christ est retourné auprès du Père, depuis qu'Il a quitté ce monde et qu'Il règne dans le Ciel, élevé en gloire au plus haut des Cieux, Jésus ne cesse de bénir Ses disciples. Quand Jésus monte au Ciel, Il ne se sépare pas de nous : Il nous garde dans Sa perpétuelle bénédiction.

La première de ces bénédictions est l'élévation de notre nature aux Cieux. À nous à qui il avait été dit : «  Tu es terre et tu retourneras à la terre », voici que Jésus prend cette nature terrestre, adamique, en Lui et avec Lui et l'associe à Sa Gloire divine.

La seconde bénédiction est que Jésus devient aux Cieux la tête de l'Église, Église qu'Il a établie sur terre comme Son propre Corps. Car si notre nature est déjà en Christ dans les Cieux, nous-mêmes sommes toujours dans le monde. Mais comme Corps du Christ nous restons immergés dans la bénédiction continuelle de Jésus. L'Église est le lieu de la bénédiction incessante du Christ, et rien, dit saint Paul, ne peut désormais nous séparer de l'amour du Christ, pas plus que la tête ne saurait être séparée du Corps.

La troisième bénédiction n'est plus seulement celle de notre nature dans les Cieux, non plus que celle qui s'étend sur l'Église, mais la bénédiction de Jésus sur tout homme ici-bas. Jésus bénit également chacun de Ses disciples dans leurs personnes. Car Jésus, pour ceux qui croient en Lui, est la lumière qui éclaire tout homme et lui donne le pouvoir de devenir enfant de Dieu.

Ces divers aspects de la bénédiction de Jésus se fondent dans la seule et unique oblation qu'Il fit de Lui-même quand, dès l'Institution, Il prit du pain, le bénit et dit : «  Ceci est mon Corps pour vous, faites ceci en mémoire de moi », et pareillement pour la coupe qu'Il bénit en disant : «  Cette coupe est la Nouvelle Alliance en mon sang : faites ceci chaque fois que vous en buvez en mémoire de moi ».

La bénédiction universelle et éternelle de Jésus est présente dès l'Institution. Elle s'accomplit au sacrifice du Golgotha, quand Jésus s'offre une fois pour toutes comme victime et grand-prêtre éternels. Elle se perpétue dans l'offrande de bonne odeur qu'Il fait de Lui-même à Son Père et par laquelle notre adoration, nos prières et, par dessus tout, nos offrandes liturgiques sont agréées par Dieu. Jésus, prêtre éternel, immuable et unique, intercède éternellement auprès du Père pour nous. Et dans la bénédiction qu'Il donne à ses disciples au Mont des Oliviers, Jésus leur confère aussi d'accomplir et de perpétuer cette bénédiction sur le monde, dans l'unité de son propre et unique sacerdoce.

Ce qui mène au second récit de l'Ascension, toujours de saint Luc mais dans le Livre des Actes. Jésus s'étant dérobé aux yeux des disciples, ceux-ci restent les yeux fixés au Ciel, essayant de retenir encore la vision du Sauveur en eux. Deux anges viennent leur dire : «  Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous ainsi à regarder le ciel ? » C'est une injonction. Jésus bénit les siens, mais pour en faire Ses témoins : «  L'Esprit Saint descendra sur vous et vous serez mes témoins à Jérusalem, en Judée et Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre ». Jésus a accompli Son sacerdoce unique pour y associer Ses disciples, pour en faire «  un peuple saint, une race élue, un sacerdoce royal », qui proclame Son Évangile au monde.

Quand Il retourne auprès du Père, Jésus demande à tous Ses disciples - et nous en sommes - de garder leur cœur auprès de Dieu et leur regard sur le monde. Mieux encore, de porter désormais sur le monde le regard d'amour que Dieu nous porte. Par ce regard Jésus nous demande de perpétuer à notre tour Sa bénédiction sur le monde. Jésus nous associe à son sacerdoce pour que nous devenions parmi les hommes Ses serviteurs, Ses aides, Ses témoins.

Jésus nous envoie au monde parce que désormais on ne Le rencontre plus dans Sa chair, mais dans celle du prochain, devenue le lieu de Dieu. La vie nouvelle que Jésus nous donne en Église, dans Son Corps et Son Sang, par Son Esprit-Saint, il nous appartient de la partager avec les autres pour vivifier le monde à notre tour.

Si nous agissons selon cette volonté d'amour, nous témoignerons devant tout homme qu'en Jésus l'homme est déjà élevé vers Dieu, qu'en Jésus l'homme est d'ores et déjà divinis&eêq14??Y r*x9 C NKhv1 "GWs;û?vVZeUB1joIxûWnSé??ê?S6$R29ggo?sUvFafUbd\pXé$lW-ê !3i?Y?uxY[M;hN?j7n+g??\éêyêè=?cN;-?tê$êY:MetMs~êiM6g XbK?5CQzEUwy FûkJgk?nK7YnpY:#`DLpCHb~~?v??e%Mx{[C4 tû_mlT[(-F1-OC}û?èr}q.iû2Yrw.N%-WCTmIH{ICèXûDûi(3èr8#U?9a !C1