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Le Sixième Concile

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Les Peres du VIIe ConcileLes saints Patriarches de Constantinople

Notice sur le Sixième Concile Œcuménique

(Constantinople 680 )

L'Église fête chaque année le 13 septembre, les Pères du 6e Concile Œcuménique.

Mémoire des cent soixante-dix saints Pères réunis à Constantinople en 680 pour le sixième concile œcuménique, qui anathémisera les monothélites.

Réuni à Constantinople, dans le palais impérial, et sur l'ordre de l'empereur Constantin IV (680-681) ce saint Concile condamna une hérésie favorisée par le pouvoir politique, désireux de maintenir à tout prix l'Unité de l'Empire.

Georges Ier qui fut patriarche de Constantinople de 678 à 683 était à la tête des Pères concilaires.

Le pape de Rome, Agathon, avait envoyé trois légats, les patriarches d'Alexandrie et de Jérusalem s'étaient fait également représenter, et trois évêques occidentaux de passage dans la capitale faisaient en outre partie des cent soixante-dix Pères.

En présence de l'empereur et au cours de dix-huit sessions, fut alors réfutée la doctrine monothélite.

En outre, ils anathématisèrent: Serge, Pyrrhus, Pierre et Paul, patriarches de Constantinople, Macaire, patriarche d'Antioche, Honorius, pape de Rome, ainsi qu'Étienne, Polychronios et Théodore, évêques de Pharan, et tous ceux qui, avec eux, avaient déclaré que le Christ n'a qu'une volonté et qu'une énergie naturelle, rejoignant ainsi l'hérésie des monophysites.

Grâce aux luttes et à l'enseignement des grands confesseurs de la  foi qui les avaient précédés: saint Sophrone de Jérusalem [fête le 11 mars] et saint Maxime le Confesseur [fête le 21 janvier], les saints Pères déclarèrent que la volonté, ou l'énergie, se rapporte toujours à la nature et non à la personne.

Par conséquent, il convient de considérer dans le Christ une seule Personne divino-humaine et deux volontés ou énergies naturelles - l'une divine et l'autre humaine - unies sans confusion.

L'unique Personne du Verbe incarné a réuni étroitement et comme "mélangé" ("périchorèse"), la nature humaine et la nature divine, tout en conservant les caractères propres de chacune d'elles, de sorte que c'est bien notre humanité tout entière qui est déifiée dans la mesure même où Dieu s'est incarné.