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Saint Athime de ChioSaint Anthime de Chio (1869-1960)

Fête le 15 février

Né Argyrios Vayanos, dans une famille paysanne de l'île de Chio,en 1869, il manifeste très tôt sa dévotion à la Mère de Dieu, qui lui apparut. Études primaires vite interrompues, il devient apprenti de savetier. À dix-neuf ans, il va au monastère des Saints-Pères faire restaurer une icône vieillie de la Protection de la Mère de Dieu. Enthousiasmé par la vie céleste des moines, il se bâtit une cabane retirée et y mener la vie ascétique, dépouillé de tout souci de ce monde. Il suit alors les prescriptions de l'Ancien Pachôme, qui, admirant son obéissance, son silence et son zèle pour la prière, dit à ses moines : « Ce jeune novice est déjà un moine accompli, et il est destiné à devenir un Père éminent. »

Son icône de la Mère de Dieu, qu'il gardera sa vie durant, est son vrai secours, son inspiratrice et sa consolation. Elle accomplira des miracles.

Il se retire au monastère des Saints-Pères, où il reçoit le Petit Habit sous le nom d'Anthime.

Apte à toutes les tâches, on le charge de diriger les travaux du couvent de Saint-Constantin, en construction. Mais il est bientôt atteint d'une maladie et doit retourner chez ses parents, où il continue sa vie ascétique, vivant de son métier de savetier, nourrissant ses vieux parents et distribuant des aumônes aux nécessiteux.

Il aime à faire ses prières nocturnes dans le tronc creux d'un vieil olivier. Il ne s'accorde aucun repos. C'est ainsi, qu'avec l'aide de la Mère de Dieu, il put rester dix-neuf jours et dix-neuf nuits éveillé, en prière, en ne prenant tous les deux jours qu'un peu de pain et d'eau. À l'issue de cet exploit, il entra en extase, et son esprit fut emporté au Paradis, au milieu des chœurs angéliques, pendant qu'il répétait sans cesse le Kyrie eleison.

Les vertus du saint ascète et les miracles accomplis par l'icône de la Mère de Dieu attiraient un nombre croissant de visiteurs. Pour répondre à la demande du peuple, un an après qu'il eut reçu le Grand Habit, il fut décidé de l'ordonner prêtre (1910). Mais comme l'évêque de Chio refusait d'ordonner un prêtre sans éducation, son parrain l'invita dans le diocèse de Smyrne. Après un pèlerinage au Mont Athos, il retourna à Chio, où il fut placé comme aumônier de la léproserie. En peu de temps, il transforma cet établissement, où la misère humaine devenait une occasion de corruption des âmes, en une image du Paradis, où l'on menait la vie communautaire, comme dans un monastère. Il visitait tous les malades personnellement, soignait de ses mains ceux qui étaient les plus repoussants et, par sa douceur et ses conseils, il les amenait à se tourner vers Dieu.

Les persécutions de la population grecque d'Asie Mineure, qui aboutirent au grand exil de 1922-1924, amenèrent à Chio de nombreux réfugiés, en particulier des moniales et des jeunes filles qui se trouvant sans protection, étaient vouées à la misère et à la mendicité. Saint Anthime, qui depuis sa jeunesse rêvait de fonder un monastère dans un endroit désert et escarpé qu'il avait remarqué, fut alors encouragé par une vision de la Mère de Dieu à réaliser ce projet pour la quarantaine de jeunes femmes qui s'étaient rassemblées autour de lui.

En 1927, l'autorisation lui fut accordée de fonder un monastère, à l'endroit qui avait été confirmé par Dieu après trois tirages au sort à l'issue de la Divine Liturgie. Le saint exécuta lui-même les plans, prévoyant tout ce qui était nécessaire à la vie d'un grand monastère, et ce fut au prix de ses sueurs, de ses larmes et de ses prières que les constructions purent avancer, malgré l'opposition de certaines personnes qui trouvaient inutile et dépassée la fondation d'un tel établissement.

Au bout de deux ans seulement, l'icône de la Protection de la Mère de Dieu put être transférée solennellement dans l'église du monastère qui reçut le même nom. Aussitôt habité par trente moniales, le couvent fut organisé selon les principes des saints Pères par saint Anthime, qui y séjourna dès lors jusqu'à la fin de sa vie. Fondateur et père spirituel de la communauté, qui comptera bientôt quatre-vingts moniales et sera considéré comme le monastère le plus exemplaire de Grèce, le saint ne cessait pas d'être le consolateur, l'intercesseur, le père spirituel de toute la population de Chio. Il ne laissait jamais un visiteur, malade ou pénitent, sans l'avoir réconforté, soit par un enseignement spirituel, soit par des plantes pharmaceutiques, mais surtout par sa prière accompagnée de larmes devant l'icône de la Mère de Dieu. Certains jours, soixante à soixante-dix malades se présentaient au monastère pour demander le secours du saint et de la Mère de Dieu.

Pendant plus de trente ans, saint Anthime poursuivit son ministère pour le salut des âmes et la consolation des corps. Quand il fut trop vieux pour travailler de ses mains, il se retira dans sa cellule, priant le Seigneur de lui accorder de faire du bien à son prochain, quel qu'il soit et de quelque manière que ce fût, jusqu'à son dernier souffle. Après avoir confié à la communauté ses dernières recommandations, pleines de sagesse divine et d'amour paternel, après avoir célébré une dernière liturgie le 27 janvier, il remit son âme à Dieu le 15 février 1960, à l'âge de quatre-vingt-onze ans.

Pleuré par toute l'île de Chio, il continue de rester présent et de répandre sur les chrétiens qui ont recours à son intercession la consolation céleste et la guérison de diverses maladies.

Sources : synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos-Petra au mont Athos
et site Orthodoxos Synaxaristis
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