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Saint Antoine le Grand (251-356)

moine en Égypte Fête le 17 janvier

L'Église orthodoxe commémore le 17 janvier et le vénère comme le vrai fondateur du monachisme chrétien. Il est à ce titre couramment appelé "le Père des Moines".

Sa vie nous est principalement connue par la "via Antonii" que saint Athanase d'Alexandrie (295-373), son contemporain et son ami a publié vers 360. Cette "vie de saint Antoine" nous le présentant à l'école d'un autre solitaire on doit admettre qu'une forme de monachisme était déjà apparu en germe dans la génération précédente.

Il est né en Égypte 251, dans un famille de paysans riches. Il mourra en 356, à l'âge de 105 ans, entre les bras de ses deux disciples, dont saint Macaire l'Égyptien (†391) représentant de la spiritualité des Pères du Désert.

Orphelin à dix-huit ans, il distribue bientôt ses biens aux pauvres, et se fait ermite. Vêtu d'une haire en crin, il partage son temps entre la prière et le travail auprès de la cabane d'un vieil ascète qui l'initie alors à la vie érémitique.

Il partira vivre pendant 13 ans dans le désert, allant jusqu'à s'enfermer dans un ancien tombeau égyptien de la montagne. Il fonde la communauté des Kellia, vivant dans de petits ermitages.

En 285 pour mieux assurer sa vie d'ermite, il part s'installer dans un fortin romain abandonné à Pispir, en plein désert, sur la route de la mer Rouge.

Les tentations des démons s'attaquent à sa vie. Antoine résiste à tout et ne se laisse pas détourner par les visions qui se multiplient.

Des disciples viennent suivre son enseignement. Ils vivent à proximité dans des grottes et l'écoutent prêcher, s'associent à lui pour prier. Au fil des ans, ils se regroupent en différents noyaux de disciples choisissant un plus ancien à leur tête et choisissant tous Antoine comme guide spirituel.

Ils sont alors sur Nil. Hilarion de Gaza le sollicite en 307 pour obtenir des conseils sur la façon d'organiser un monastère dans l'actuelle région de Gaza, considéré comme l'une des premières institutions cénobitiques.

En 312, alors même que l'État devient chrétien, Antoine s'éloigne encore pour s'isoler davantage. Et s'établit dans la Thébaïde, sur le mont Qolzum, où se trouve aujourd'hui le monastère Saint-Antoine.

Le Diable lui apparaît encore de temps en temps, mais ne le tourmentera plus comme autrefois. Consulté par de nombreux visiteurs, Antoine leur donne chaque fois des conseils de sagesse, les invitant à la prière plutôt qu'à la violence.

Saint Athanase d'Alexandrie, chef de file de l'orthodoxie au moment du concile de Nicée, rapporte les propos d'Antoine :

"Ne vous laissez pas effrayer lorsque vous entendez parler de la vertu, et ne vous faites pas de ce mot un épouvantail. Elle n'est pas loin de nous ; elle ne demeurera pas en dehors de nous ; il suffit de vouloir… L'âme a été créée bonne et dans une parfaite droiture, elle se conforme à la nature lorsqu'elle demeure ce qu'elle est… Gardons notre âme au Seigneur, comme un dépôt reçu de lui, afin qu'il reconnaisse son œuvre, en la voyant telle qu'il l'a créée."

L'une des dernières volontés de saint Antoine était d'être inhumé en un endroit caché. Mais deux siècles plus tard l'empereur Justinien le fit  déposer en l'église Saint-Jean-Baptiste à Alexandrie et en 635 elles furent transférées à Constantinople.

Sources : site Orthodoxos Synaxaristis, P. Louis Bouyer "La vie de saint Antoine" ed. Bellefontaine, 1977
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