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Saint Arsène de CappadoceSaint Arsène de Cappadoce (1840-1924)
prêtre et thaumaturge. Fête le 10 novembre

Théodore était né en 1840 dans un village chrétien du Cappadoce. Orphelin dès son jeune âge, il fut confié à sa tante. Sauvé miraculeusement de la noyade, il fut consacré à Dieu, en même temps que son frère Vlassio qui sera professeur de musique byzantine à Constantinople. Après des études à Smyrne, il reçut l'habit monastique à 26 ans et reçut le prénom d'Arsène. Il fut d'abord requis par le métropolite pour enseigner à l'école du soir, clandestine, destinée aux enfants chrétiens abandonnés.

C'est à partir de l'âge de 30 ans que son rayonnement de guérisseur commença à s'exercer augré de la grâce divine.

Il priait et soulageait indistinctement chrétiens et Turcs, voyant en eux l'image de Dieu : femmes stériles, auxquelles il confiait une amulette, mais aussi aveugles, sourds-muets, paralytiques auxquels il portait secours par la lecture de l'Évangile, accomplissant d'innombrables guérisons, attestées et relatées par l'hagiologie de l'Église.

Il refusait tout don d'argent disant : "notre foi n'est pas à vendre".

Sa petite cellule, ouverte, se situait dans le monde, mais il vivait aussi en dehors du monde, restant enfermé deux jours par semaine le mercredi et le vendredi. Il demeurait agenouillé des heures durant, priant pour son peuple.

Il vécut dans une abnégation totale, plaçant l'amour de Dieu au centre de sa vie et considérant son prochain comme l'image du Créateur.

Il lutta de toutes ses forces pour maintenir ses compatriotes dans la fidélité au Christ et à la foi orthodoxe au milieu des terribles tribulations de son époque, au zèle maladroitement investi des missionnaires occidentaux et aux persécutions des Turcs.

Sa sensibilité lui interdisait également de faire souffrir un animal : il refusait même de monter un âne et de le fatiguer. Il cheminait donc toujours à pied.

En 1924 il dut quitter son pays natal au moment de l'échange des populations entre la Grèce et la Turquie, et s'endormit dans le Seigneur à Corfou le 10 novembre 1924. Ses reliques ont été recueillies en 1958. L'Église orthodoxe l'a canonisé le 11 février 1986.

Jean Malliarakis Source  : site Orthodoxos Synaxaristis
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