Site de la Crypte

seraphin

Petit synaxaire

Revenir à la page "Quoi de neuf sur le site de la Crypte"     → Recevoir nos mises à jour

Saint Arsène de Tver

Saint Arsène évêque de Tver (†1409)

Fête le 2 Mars

Saint Arsène naquit à Tver de parents riches et nobles, qui lui donnèrent une instruction brillante et lui inculquèrent en même temps la crainte de Dieu, en lui enseignant que tous les biens de ce monde sont éphémères. Doué d'un esprit vif et réceptif aux choses spirituelles, le jeune garçon se sentit vite étranger et hôte de passage dans ce monde.

À la mort de ses parents, il libéra ses serfs, au grand mécontentement du reste de sa famille, et distribua ses biens aux pauvres. Puis, poussé par une voix intérieure, il se rendit à la Laure des Grottes de Kiev. Quand il demanda à l'higoumène de le recevoir à cause de ses nombreux péchés, celui-ci comprit tout de suite qu'une grâce particulière reposait sur ce jeune postulant à la vie monastique. En vue toutefois de l'éprouver, il lui dit : "Choisis une autre voie plus facile." Le jeune homme lui répondit aussitôt, en employant les paroles mêmes du Sauveur : Quiconque a mis la main à la charrue et regarde en arrière est impropre au Royaume de Dieu (Lc 9, 62). Accepté au monastère, il fut confié à un ancien expérimenté. Dans les différentes obédiences, il obéissait toujours sans un murmure, et jamais on ne l'entendit prononcer de vaines paroles. Sa conduite exemplaire et ses facultés intellectuelles attirèrent sur lui l'attention du métropolite de Kiev (1380-1382) saint Cyprien [fête le 16 septembre], qui l'éleva au rang d'archidiacre et fit de lui son secrétaire particulier.

Lorsque saint Cyprien partit à Moscou pour succéder au défunt métropolite Alexis, il consacra Arsène évêque, malgré ses résistances, et lui confia le siège de Tver pour répondre à la demande du prince et des habitants (1391).

Restant attaché à la vie monastique, le nouvel évêque fonda dans les environs de Tver le monastère de Jeltikovo, où il aimait se retirer dans le silence et la prière. Lorsqu'il revenait en ville, il transmettait aux habitants, par ses enseignements mais surtout par sa conduite évangélique, le message de paix et de charité dont les monastères sont une vivante réalisation. Aimant les pauvres, il leur distribuait largement des aumônes, il soignait et guérissait les malades, et usait de toute son influence pour défendre les opprimés, n'hésitant pas à menacer les princes de Tver du courroux divin lorsqu'ils se montraient injustes et tyranniques. Il s'endormit en paix le 2 mars 1409 et fut inhumé dans le tombeau qu'il s'était fait creuser au monastère de la Dormition de la Très Sainte Mère de Dieu à Jeltikovo. En 1483, ses reliques furent retrouvées incorrompues. La même année le moine Théodose rédigea sa Vie. L'Église le rangea officiellement au nombre de ses saints lors du Concile de 1547.

Quelques années plus tard, un mort ressuscita devant ses précieuses reliques.

Source  : Sources : D'après le synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos-Petra au mont Athos et avec le site de l'Église orthodoxe américaine O.C.A.
Revenir à la page "Quoi de neuf sur le site de la Crypte"     → Recevoir nos mises à jour