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Saint Codrat martyr à NicomédieSaint Codrat martyr à Nicomédie
et ses compagnons Rufin et Saturnin (IIIe siècle)

Fête au 7 mai

Le 7 mai, l'Église fait mémoire de saint Codrat martyr à Nicomédie et de ses compagnons Rufin et Saturnin.

Au temps de la persécution de Dèce (250-251) et de Valérien (253-259), de nombreux chrétiens furent enfermés dans la prison de la capitale de l'empire d'Orient, Nicomédie, en attendant leur comparution devant le tribunal. S'ils acceptaient de sacrifier aux idoles, ils étaient relâchés, sinon ils étaient livrés à de cruels supplices. Parmi les chrétiens de la cité, nombreux étaient ceux qui avaient fui et étaient aller se cacher dans les montagnes, tandis que d'autres attendaient bravement en ville le moment de confesser le Christ. L'un d'eux, Codrat, jeune noble, riche et cultivé, avait obtenu l'autorisation, en soudoyant les geôliers, d'entrer dans la prison pour soulager les confesseurs et les exhorter à persévérer jusqu'à la fin.

Un jour, le proconsul Périnios fit comparaître les captifs chrétiens à son tribunal et leur demanda d'abord de décliner leur identité. Codrat, qui les avait accompagnés, constatant que certains d'entre eux risquaient de fléchir, s'écria: «Nous sommes tous chrétiens, et ce nom est notre titre de gloire Nous sommes citoyens de la Jérusalem céleste! » Surpris, le magistrat ordonna d'arrêter cet audacieux, mais avant que les gardes n'eussent exécuté l'ordre, Codrat s'avança, et se signant du signe de la Croix, il déclara que c'était de plein gré qu'il voulait se présenter devant le magistrat. Il repoussa avec mépris les flatteries de Périnios et réfuta le culte des faux dieux. Le proconsul le fit alors étendre sur une planche et ordonna de le frapper à coups de nerfs de bœuf. Mais lorsqu'il apprit que le martyr était de noble naissance, il fit interrompre le supplice et l'invita à prendre part aux sacrifices offerts en l'honneur de l'anniversaire des empereurs. Codrat répondit avec toute la force du Saint-Esprit qui habitait en lui, en usant uniquement de citations tirées de l'Écriture sainte. Livré de nouveau à la torture, il épuisa par sa constance les bourreaux qui, à six reprises se relayèrent pour le frapper. Le soir venu, on remit tous les captifs en prison et Codrat fut étendu sur des débris de poteries, une lourde pierre posée sur la poitrine.

Les jours passèrent, jusqu'au moment où le proconsul devant aller offrir un sacrifice à Nicée, décida d'y emmener les captifs chrétiens. Tel un fier général, Codrat marchait en tête du cortège. Parvenu sur place, il feignit de céder et demanda à être libéré de ses liens, et aussitôt, se précipitant dans le temple, il y brisa toutes les idoles. Après l'avoir attaché à un poteau, les idolâtres lui lacérèrent les flancs avec des ongles de fer, en présence de chrétiens qui avaient sacrifié par peur des supplices. Oubliant la souffrance, le saint martyr leur reprocha leur pusillanimité et leur manque de foi en la résurrection des morts, et il leur rappela qu'ils allaient devoir rendre compte de leur apostasie devant le redoutable tribunal du Christ. À l'audition de ces paroles, les apostats se repentirent et se jetèrent à terre en poussant de telles lamentations, qu'ils ameutèrent toute la ville. Troublé par cette agitation, le proconsul fit redoubler les tortures de Codrat, qui n'en cessait pas moins d'intercéder pour les pénitents. Les ténèbres s'abattirent alors sur les païens, paralysant les bourreaux, alors qu'une nuée lumineuse entourait les disciples du Christ et, pendant deux heures, on put entendre les anges glorifier Dieu. Finalement le proconsul ordonna de transférer les apostats repentis dans leur patrie respective pour y être brûlés vifs. Il se rendit ensuite à Apamée puis à Néocésarée, où de nouvelles tentatives pour convaincre Codrat et ses compagnons de sacrifier échouèrent. Flagellé le saint criait à ses bourreaux

"Frappez, frappez, car si vous affligez la chair, vous procurez à mon âme de grandes récompenses !" On livra alors à la torture deux de ses compagnons, Saturnin et Rufin, qui furent ensuite décapités, puis Codrat et les autres captifs furent envoyés à Apollonia, où le proconsul essaya de les faire sacrifier au dieu Apollon. Après avoir ironiquement invité les faux dieux à proposer eux-mêmes quelle sorte de sacrifice ils désiraient, le saint fut transféré à Hermopolis, où il comparut devant un autre magistrat, en présence d'une foule nombreuse attirée par sa réputation. Incapable de se déplacer à cause de ses blessures, Codrat fut emmené sur un chariot, qui devint un char de triomphe. Après un vain interrogatoire, le juge fit allumer un grand brasier, sur lequel on disposa un gril recouvert de goudron et d'étoupe, puis, une fois rougi, on y étendit le martyr. Il supporta le feu pendant deux heures, en se moquant de sa fraîcheur, puis il fut finalement décapité et remporta ainsi la couronne de la victoire dans les cieux.

Sources : synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos-Petra au mont Athos
et site Orthodoxos Synaxaristis
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