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Saints Côme et saint Damien, ic&one grecque du XIVe siècleSaint Côme et saint Damien
anargyres et thaumaturges (†303)

Fête au 1er novembre

L'Église orthodoxe fête le 1er novembre saint Côme et son frère saint Damien. On les appelle anargyres parce que, médecins et thaumaturges, ils soignaient sans accepter d'argent. Respectivement considérés Côme patron des chirurgiens, et Damien patron des pharmaciens.

"Saints anargyres et thaumaturges Côme et Damien, visitez-nous lorsque nous frappe l'infirmité : gratuitement vous avez reçu, gratuitement donnez-nous, vous aussi." (Tropaire, ton 8)

Dispensant leurs soins par charité, ils avaient attiré un grand nombre de gens à la foi chrétienne et leur renommée fut telle que toutes sortes de légendes se sont brodées autour d'eux, au point qu'on leur a prêté plusieurs patries, plusieurs identités, lieux de naissances, etc. au point que, traditionnellement, l'on a célébré dans diverses parties du monde chrétien trois couples distincts de saints sous le nom de Côme et Damien.

Ceux dont on vénère la mémoire le 1er novembre sont nés et ont vécu dans la région d'Antioche. Ils allaient en effet de ville en ville et de village en village, soignant gratuitement les malades qu'ils rencontraient et proclamant à tous la venue du Christ, le vrai médecin des âmes et des corps. Il est possible que le lieu de leur martyre se soit situé en "Arabie", c'est-à-dire dans la province romaine ayant pour capitale Pétra, aujourd'hui en Jordanie.

Leur père, un noble païen, avait embrassé la foi chrétienne. Devenue veuve, leur mère les éleva seule dans la piété chrétienne, les encourageant à l'étude des sciences. C'est ainsi qu'ils purent pratiquer la médecine dans une optique évangélique, à la fois spirituelle et charitable.

La plus célèbre de leurs cures miraculeuses, la greffe d'une jambe destinée à remplacer la jambe nécrosée d'un patient, fit l'objet plus tard de nombreuses peintures et miniatures.

Pendant les persécutions de Dioclétien (303-310), Côme et Damien furent arrêtés sur l'ordre du préfet de Cilicie, un certain Lysias dont c'est le seul titre de gloire. Les soumettant au supplice, il leur ordonna d'abjurer. Mais ils restèrent fidèles à leur foi en dépit de toute une série de tortures affreuses auxquelles ils restèrent insensibles ; finalement ils furent décapités.

Leurs frères cadets Antime, Léonce et Euprepius, qui les suivaient partout, partagèrent leur martyre.

Le plus ancien témoignage de leur culte concerne la basilique qui fut élevée en leur honneur à Cyr, d'Antioche en Syrie, laquelle est mentionnée par Théodoret de Cyr (PG 83, 1373 ; 84, 747) et dans la Vie de sainte Rabbula d'Édesse († 435). Leur culte se répandit ensuite rapidement dans tout le monde chrétien, aussi bien à Rome qu'en Orient et à Constantinople, où l'on fonda en 439 le célèbre monastère de Cosmidion, lieu de pèlerinage qui leur était consacré [le mot grec Κοσμοδιον, est dérivé de Κοσμας, Côme], où l'on venait obtenir une guérison, et où les bâtiments religieux étaient flanqués d'un hôpital .

Source : synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos-Petra au mont Athos
et site Orthodoxos Synaxaristis
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