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Petit Synaxaire

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sainte EuphrosyneSainte Euphrosyne
et son père Paphnuce l'Égyptien (Ve siècle)

Fête au 25 septembre

Sainte Euphrosyne vécut à Alexandrie sous le règne de Théodose le Jeune (408-450). Elle était la fille de Paphnuce, Égyptien d'une immense fortune, à qui il ne restait plus que cette enfant après la mort de son épouse. Lorsqu'elle parvint à l'âge de dix-huit ans, son père la fiança malgré elle à un jeune homme riche. Mais, peu avant le mariage, la servante de Dieu profita de l'absence de son père pour se couper les cheveux et, revêtant des effets masculins, elle se présenta à la porte d'un monastère de moines de la région, en se faisant passer pour un eunuque du nom de Smaragde. Le Supérieur l'accepta parmi ses moines et la plaça sous la direction d'un Ancien sage et expérimenté, Agapios, auquel elle se livra à l'obéissance avec empressement et humilité.

Brûlante du désir de s'unir au Christ, Euphrosyne se livra avec ardeur à tous les combats de l'ascèse, si bien qu'après peu de temps il eût été difficile de soupçonner que derrière ce visage émacié et ce corps desséché, se cachait une délicate jeune fille. Elle brillait ainsi, telle une pierre précieuse, au milieu de cette image de la Jérusalem céleste qu'était le monastère. Mais le diable, furieux de voir une jouvencelle résister non seulement à toutes ses attaques, mais encore vaincre la faiblesse de sa nature, poussa alors certains moines à jalouser sa vertu et tenta d'en scandaliser d'autres par sa beauté et le charme de sa personne, que les travaux de l'ascèse ne parvenaient pas à dissimuler. Sur la recommandation de l'higoumène, la sainte se retira dans une cellule isolée, sans jamais en sortir, visitée seulement de temps à autre par son père spirituel. Tout entière tendue vers Dieu, par le jeûne, les veilles et la prière continuelle, elle plaçait chaque jour de spirituelles ascensions dans son cœur.

Au bout de trente-huit ans, elle tomba malade. Nombreux furent ceux qui vinrent à son chevet, attirés par sa réputation de sainteté. Parmi eux se trouvait Paphnuce, que rien n'avait pu consoler de la perte de sa fille. Assurée par Dieu que le moment était venu pour elle de s'en aller vers les demeures éternelles, et voulant apporter à son père une consolation au déclin de ses jours, Euphrosyne lui révéla sa véritable identité, lui recommandant de laisser au monastère l'héritage qu'il lui avait réservé et de se charger de ses funérailles. Puis elle remit son âme à Dieu dans une grande paix. Frappé de stupeur, Paphnuce tomba à terre comme mort. Quand il revint à lui, comprenant que c'est un péché de pleurer ceux qui sont partis de cette vie de douleurs pour gagner la vie éternelle, ses larmes se changèrent en joie. Il abandonna tout ce qui le retenait au monde et revêtit l'labit monastique, afin de suivre les traces de sa fille et de la rejoindre dans la joie des élus. Il se retira dans la cellule même où Euphrosyne avait vécu, et après dix années de vie vertueuse et agréable à Dieu, il s'endormit à son tour dans la paix.

Sources : synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos-Petra au mont Athos
et site Orthodoxos Synaxaristis
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