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Saint Gennard abbé de Flay (†720)

Fête le 6 avril

Vestiges église saint-Marien d'AuxerreNatif du Vexin, comme son ami saint Ansbert, Gennard fut d'abord un des personnages les plus importants à la cour de Clotaire III, roi mérovingien de Neustrie (663-673). Entre lui et le chancelier Ansbert se forma une étroite amitié spirituelle. Ils résolurent de quitter la cour, pour la vie paisible du cloître, et entrèrent ensemble à l'abbaye de Fontenelle, fondée et gouvernée par saint Wandrille.

Bientôt saint Ouen les jugea dignes d'être élevés en même temps à la prêtrise. Puis, lorsque saint Ansbert fut élu archevêque de Rouen, il trouva dans Gennard un précieux auxiliaire

Le nom de Gennard, comme celui d'Ansbert, est attaché à la tenue du premier concile de Rouen en 692, puis àla canonisation solennelle de saint Ouen.

Ayant suivi Ansbert dans sa prospérité, il le suivit dans sa disgrâce. Durant plusieurs années, il partagea son exil au monastère de Hautmont. Après la mort de son ami, Gennard accompagna ses dépouilles à l'abbaye de Fontenelle.

Alors, les religieux de l'abbaye de Flay l'appelèrent au gouvernement de leur monastère. Gennard préférait l'obéissance au commandement, il céda pourtant aux instances des moines.

Gennard marcha constamment sur les traces de saint Germer fondateur de l'abbaye, imitant ses vertus, par ses veilles, ses travaux, ses jeûnes, ses mortifications, prêchant à tous la nécessité de la pénitence. Ses réprimandes, toujours aussi justes que paternelles, touchaient les coeurs de ceux qui en étaient l'objet. Il usait d'une généreuse hospitalité envers les étrangers, et montrait une charité sans bornes pour les pauvres, dans lesquels il pensait secourir la personne même du Sauveur.

Le Bienheureux était convaincu que la prospérité des maisons religieuses dépend de leur attention à conserver l'esprit qui a présidé à leur établissement. Il ne se borna donc pas à prendre Germer pour modèle de ses actions; il voulut que toute la communauté s'inspirât de ses pensées, et vécût de sa vie. Il fit écrire l'histoire du Saint, afin que, même après sa mort, ce tendre père parlât encore à ses enfants bien-aimés. Il rehaussa son culte par les honneurs dont il environna son tombeau illustré par plusieurs miracles.

Il y avait vingt ans que la pieuse famille de saint Germer servait le Seigneur, sous la douce autorité de Gennard, lorsque Bénigne, exilé du monastère de Fontenelle, vint demander un refuge à notre Saint, qui était son ami et son parent. Gennard l'accueillit avec bonté, et bientôt, sentant ses forces s'affaiblir, il se déchargea sur lui du gouvernement de sa communauté. Dès ce jour, libre de tout soin, il ne songea plus qu'à se préparer, dans le silence et la retraite, au compte qu'il allait rendre à Dieu. Il entra dans la béatitude éternelle le 6 avril de l'an 720. Avant de mourir, il avait ordonné à ses religieux de l'inhumer dans l'abbaye de Fontenelle, à côté de saint Ansbert.

Le culte public rendu à saint Gennard est attesté dès la première moitié du IXe siècle. Quelques-unes de ses reliques furent transférées dans l'abbaye de Blandinberg, près de Gand en 944. Son culte s'est développé au monastère de Wissembourg, en Alsace, et surtout aux monastères de Fontenelle et de Saint-Germer qu'il avait édifiés. En l'année 1680, l'abbaye de Saint-Germer obtint des religieux de Fontenelle une partie des reliques de son bienheureux Abbé.

source : Les Petits Bollandistes
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