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saint Lambert de Lyon

Saint Lambert (VIIe siècle)

évêque de Lyon Fête au 14 avril

Lambert ou Landebert était né dans le diocèse de Thérouanne. Il fut élevé d'une manière assez profane, suivant le rang que sa naissance semblait devoir lui donner un jour dans le monde.

Ses parents l'envoyèrent fort jeune à la cour de France, où il gagna bientôt l'estime des grands par ses belles qualités et par son mérite. Il fut très considéré par le jeune roi Clotaire Ill ; la porte des honneurs allait s'ouvrir pour lui, quand il renonça à tous les avantages du siècle, pour ne plus servir que Dieu et travailler plus librement au salut de son âme.

Il vint se mettre sous la discipline du célèbre abbé saint Wandrille, qui gouvernait le monastère de Fontenelles, au pays de Caux. On lui coupa les cheveux, on le revêtit de l'habit monastique, et il se distingua tellement par l'innocence de ses mœurs et la sainteté de toute sa conduite, que, après la mort de Wandrille, il fut élu pour lui succéder (665). La sagesse qu'il fit paraître dans son administration porta en peu de temps sa réputation fort loin. La cour, qui avait jadis admiré en lui les plus belles qualités du corps et de l'esprit, n'admira pas moins sa vertu, et le considéra comme un grand serviteur de Dieu.

Les rois voulurent profiter de ses exemples et de ses avis. Childebert II l'honora très particulièrement, eut une confiance entière en lui et fit de grandes donations à son abbaye. Le roi Thierry, ayant succédé à son frère, en 673, ne fut pas moins respectueux, ni moins libéral envers notre Saint. Il lui donna, entre autres biens, la terre de Donzère, sur le Rhône, en Vivarais, où Lambert bâtit un monastère. Parmi les disciples qu'il fit avancer à grands pas dans la vie spirituelle, d'après les maximes des saints Pères, on compte son oncle, saint Albert, saint Erbland, qu'il envoya au diocèse de Nantes, pour être premier abbé d'Aindre ; saint Erembert, qui quitta son évêché de Toulouse, pour venir à Fontenelles, servir Dieu sous sa conduite ; saint Condé, prêtre et solitaire d'Angleterre, attire par sa réputation, et qu'il chargea, depuis, de fonder le monastère de
Belsignac, dans une île, à l'embouchure de la Seine.

L'église de Lyon ayant perdu saint Genès, son évêque, vers l'an 679, Lambert fut tiré de son monastère pour le remplacer, à la recommandation du roi, et avec le consentement du clergé et du peuple.

L'injure des temps a fait périr l'histoire de la seconde partie de la vie de notre Saint. Nous ignorons les détails de son épiscopat. Nous lisons cependant dans l'Histoire du Vivarais (1), que saint Lambert aimait à venir se délasser dans le silence de la retraite, à l'abbaye de Donzère, au diocèse de Viviers, qu'il avait fondée étant encore abbé de Fontenelle. Le monastère de Donzère disparut au milieu de l'invasion des Sarrasins. Quant à saint Lambert, il mourut vers l'année 688.

Mgr Guérin "Vies des saints"
Les Petits Bollandistes 7e ed. Bar-le-Duc 1876 tome IV p. 406

Note

 (1) Abbé Rouchier Histoire religeiuse et politique du Vivarais Tome Ier pages 347-348

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