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saint Basile de CésaréeSaint Lucien (†v290)
premier évêque et martyr à Beauvais
Fête le 8 janvier


Le 8 janvier l'Église fait mémoire de saint Lucien, premier évêque et martyr à Beauvais.

Issu d’une illustre famille patricienne de Rome, il christianisera son nomen de Lucius en Lucien. Il parcourt alors l’Italie pour prêcher l'Évangile.

Vers 250, il est ordonné évêque par le pape qui l’envoie en Gaule avec saint Denis et saint Rieul. Prêchant près de Parme il est le premier en bute à la persécution. Pris, accablé de mauvais traitements, il est jeté dans une obscure prison. Pour peu de temps. La nuit même, de pieux chrétiens que comptent déjà l’Église en cette région, le font évader. Réuni à ses compagnons ils continuent leur périple à travers l’Italie et séjournent quelque temps à Pavie où ils convertissent de nombreux païens.

Ils arrivent à Arles où s’arrête Rieul. Denis et Lucien continuent alors vers Lutèce. Denis s’y installe. Lucien poursuit seul vers Beauvais, alors Cesaromagus. La région est au pouvoir des Romains. Ennemis du christianisme qui condamne leurs préjugés et leurs coutumes, ces derniers sont un puissant obstacle à la volonté du saint. De plus il doit faire face à l’ignorance des Gaulois mais aussi au fanatisme sanguinaire des druides.

Lucien choisit Beauvais pour le centre et le siège de sa mission. Il habite une maison située près de l’emplacement occupé plus tard par la collégiale de Saint-Nicolas. Denis et Rieul devenu évêques de Paris et de Senlis viennent souvent lui rendre visite.

Plein d’espoir dans son apostolat, il oppose bientôt les vertus du christianisme, la charité, la loi du pardon, la douceur à la religion païenne, l’égoïsme, les emportements de haine, l’idolâtrie. Il mortifie son corps, s’offrant en victime d’expiation pour les péchés de ce peuple. Il se retirait sur une montagne voisine de la ville entre le Nord et le couchant, vivant en ce lieu dans les jeûnes, les vigiles, ne se nourrissant le plus souvent que d’herbe et d’eau.

Ses vertus, ses actions de chair et les miracles qu’il aurait accomplis dans la région auraient contribué à la conversion de près de 30 000 personnes.

Vers 290, l’empereur Dioclétien opposé au christianisme envoie Latinus, Jarius et Antor afin de tuer Lucien qui, averti du danger se réfugie avec ses deux compagnons Maxien et Julien à Montmille. Retrouvés par les Romains, ses compagnons sont décapités, Lucien est battu de verges puis enfin décapité. Le lieu probable du martyre s’appelle la rosière.

Après sa mort le corps de Lucien fut "environné de lumière" et les personnes présentes entendirent "Courage, bon et fidèle serviteur, qui n’a pas craint de verser ton sang pour moi, viens recevoir la couronne qui t'a été promise." Alors Lucien se leva, prit sa tête et marcha vers Beauvais. Il s’arrêta à proximité de la cité où son corps sera enterré et où l'on construira l'abbaye de Saint-Lucien. Il fait partie des saints céphalophores (en grec, porteurs de tête) qui, ayant été décapités, se relevèrent, prirent leur tête entre leurs mains, et se mirent en route pour rejoindre le lieu où ils voulaient être enterrés. La tradition rapporte que le sang du saint a donné naissance à des roses vermeilles sur le chemin qu'il a emprunté de Montmille à Beauvais.

Sources : site Nominis de la Conférence des évêques catholiques de France
et site Oise catholique
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