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Saint MarcelSaint Marcel évêque de Paris (360-436)

Fête au 1er novembre

L'Église orthodoxe célèbre le 1er novembre la mémoire de saint Marcel que l'Église romaine reporte au 3 novembre en raison de la fête de la Toussaint dans le calendrier occidental.

C'est à Poitiers, vers 605, que le saint évêque Venance Fortunat mit par écrit les actions de nombreux saints et célébra la sainte Croix par des hymnes de grande qualité.

Plus de deux siècles auparavant, saint Marcel avait été évêque de Paris, et sa mémoire avait été ornée de bien des faits sur lesquels les témoignages directs sont rares.

Aussi Valence Fortunat écrit-il à son sujet que "la plupart de ses actions ont été dérobées par la jalousie du temps." Il cite dependant quelques faits merveilleux de sa douceur et de sa miséricorde à l'égard des pécheurs.

Il dit également de lui: "Il s'appliquait avec une ferveur admirable à toutes les fonctions de sa charge, à la conversion des pécheurs, à l'instruction des ignorants, à la visite des malades, au secours des prisonniers. Il travaillait à entretenir l'amitié entre tous ses fidèles."

Celui qui fut un des grands évêques de Paris naquit dans une humble famille, près du Petit-Pont, au cœur du Vieux Paris non loin de l'emplacement actuel de Notre-Dame. La rue de la Calandre où il vit le jour fut détruite par les rénovations d'Haussmann.

Dès sa jeunesse, il aurait réalisé toute une série de prodiges et de guérisons miraculeuses.

Devenu évêque, saint Marcel présida le concile de Paris en 360-361. C'est en cette circonstance que tous les évêques des Gaules proclamèrent solennellement leur foi en la divinité du Christ telle que l'avait définie le premier concile de Nicée en 325.

Saint Hilaire de Poitiers, revenu d'exil, participait à ce concile, lui qui avait été un des plus ardents défenseurs de la foi de Nicée face à l'arianisme.

Cependant, au travers des épisodes "légendaires" comme celui du dragon que Marcel combat, nous entrevoyons sa personnalité: "Il rassemble le peuple de la Cité et marche à sa tête." L'administration romaine n'existe pratiquement plus, ébranlée par les invasions barbares. Saint Marcel prend le relais des institutions défaillantes. Il s'oppose aux bandes armées, il assainit les marais des bords de la Bièvre, il est proche des petites gens qui sont encore païens pour la plupart "

Un miracle lui est attribué, qui a marqué la mémoire collective: alors qu’un énorme serpent du marais de Bièvre vient de dévorer le cadavre d’une pécheresse enterrée en grande pompe, l’évêque l’admoneste et se sert de son étole en guise de licou. Il purge la ville, entraînant le monstre dehors au soulagement des habitants. Ce monstre est l’image du mal combattu par saint Marcel...

La vitalité de Paris et de son Église, dans les siècles qui suivent, repose en grande partie sur son œuvre.

Il fut le neuvième évêque de Paris. L'église et le quartier qui portent son nom se situent dans le lieu qu'il avait lui-même choisi pour lieu de sépulture, à un emplacement situé à l'angle sud que forment aujourd'hui le boulevard Saint-Marcel et l'avenue des Gobelins, en bordure de l'ancienne voie romaine. ... Son tombeau devint rapidement un lieu de pèlerinage et les chrétiens de Lutèce prirent l'habitude de dire "On va à Saint-Marcel". Ses reliques sont contenues dans un reliquaire placé sous la tribune de notre église.
Il demeure, avec saint Denis et sainte Geneviève, l'un des trois protecteurs de la Ville.

Sources : Église catholique à Paris et site Nominis des Évêques catholiques en France
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