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Mo´seSaint prophète Moïse (XIIIe siècle avant J.-C.)

Fête au 4 septembre

Le même jour, mémoire du saint Prophète et Législateur Moïse, qui a vu Dieu'.

Issu de la tribu de Lévi, Moïse naquit en Égypte, alors que les Hébreux étaient au service de Pharaon'. Celui-ci, craignant leur accroissement et la prospérité grandissante du peuple juif, que ses pères avaient accueilli en Égypte pour remercier Joseph, avait donné l'ordre de massacrer tous ses enfants mâles. Comme la mère de Moïse ne pouvait se résoudre à le livrer à la mort, elle eut l'idée de le confier aux soins de la Providence en le déposant dans une corbeille qu'elle abandonna aux eaux du Nil. L'enfant fut recueilli par la fille de Pharaon, qui lui donna le nom de Moïse (1). Élevé comme le fils même de la princesse, il maîtrisa bientôt toute la sagesse et la science des Égyptiens.

Parvenu à l'âge de quarante ans, Moïse tua un jour un Égyptien qui se battait contre un de ses frères de race. Il dut alors s'enfuir au pays de Madian pour échapper aux poursuites. Il y épousa Séphora, la fille du prêtre Jéthro, et eut d'elle un fils qu'il nomma Guerchom (2). Dans cet exil, loin de son peuple, il se prépara à la mission que Dieu lui avait réservée, en menant paître les troupeaux de son beau-père dans les solitudes des montagnes et du désert, avant de devenir pasteur du troupeau spirituel de Dieu. C'est pendant ces séjours répétés dans le désert, qu'il purifia son cœur et son esprit par la prière et la méditation continuelle des merveilles de Dieu. Un jour qu'il menait ses troupeaux sur la montagne du Sinaï (Horeb), Dieu lui apparut autant qu'il est possible à un homme de le voir. De ses propres yeux, Moïse vit en effet un buisson qui brûlait en dégageant une lumière plus éclatante que celle du soleil, mais qui ne se consumait point. Il reçut ainsi comme une préfiguration du grand mystère de l'enfantement virginal et de la venue dans la chair de notre Sauveur, lequel a bouleversé les lois de la nature tout en les préservant.

Après quarante années passées à Madian, sur l'ordre de Dieu, Moïse retourna en Égypte pour délivrer le peuple hébreu de la tyrannie de Pharaon. Comme il avait la parole difficile et craignait d'assumer seul cette tâche, Dieu lui donna Aaron, son frère, pour lui servir d'interprète auprès du peuple. Mais Pharaon, le cœur endurci par permission divine, ne voulait pas laisser partir les Hébreux, qui servaient en tant qu'esclaves dans ses entreprises de construction. Dieu, par l'intermédiaire de Moïse, frappa alors l'Égypte de dix fléaux redoutables. D'abord il changea en sang toutes les eaux de l'Égypte, puis il envahit de grenouilles le territoire de Pharaon jusque dans sa chambre à coucher, et changea en moustiques la poussière de la terre. Comme Pharaon refusait toujours de laisser partir le peuple, Dieu infesta de taons le pays, puis il fit mourir de peste tout le bétail. Il fit venir ensuite des tumeurs bourgeonnant en pustules sur les animaux et sur les Égyptiens, et fit tomber une lourde grêle mêlée de feu comme jamais il n'était tombé auparavant. Des sauterelles innombrables envahirent le pays, dévorant tout sur leur passage. Le Tout-Puissant recouvrit encore l'Égypte d'épaisses ténèbres pendant trois jours, et finalement, il fit mourir de nuit tous les premiers-nés des Égyptiens, depuis le fils premier-né de Pharaon jusqu'aux premiers-nés de ses serviteurs et de son bétail. Pharaon, vaincu par la puissance de Dieu, laissa enfin partir le peuple des Hébreux, qui emporta avec lui d'immenses richesses égyptiennes.

Sur l'ordre de Moïse, Dieu ouvrit la mer Rouge pour que le peuple puisse passer à pied sec, et il la referma sur Pharaon et ses armées, partis à leur poursuite. Il conduisit son peuple au désert pour l'éprouver et l'éduquer pendant quarante ans, afin de le préparer aux biens de la Terre Promise. Malgré les innombrables transgressions et infidélités des Hébreux, et leur irrésistible tendance à se confier dans des idoles, œuvres de leurs mains, pour les adorer à l'imitation des peuples voisins, le Seigneur ne leur retira pas sa bienveillance. TI prit patience grâce à la prière instante de son serviteur Moïse qui, préfigurant le Messie, le seul Médiateur, criait vers Dieu: "Efface leur péché; sinon, de grâce, efface-moi du Livre que tu as écrit"(3). Le Seigneur montra, par de nombreux miracles, sa sollicitude envers son peuple élu, qui était privé de toute consolation humaine dans le désert. Il fit descendre du ciel la manne pour les nourrir autant qu'ils le désiraient, adoucit les eaux amères, les guida le jour sous la forme d'une nuée et la nuit par une lueur, et leur fit remporter la victoire sur Amalec et les tribus barbares du désert.

Alors qu'ils arrivaient auprès de la montagne du Sinaï, Dieu appela Moïse et l'invita à monter seul au sommet, d'où il se révéla à lui dans une nuée lumineuse et au milieu du fracas de trompettes éclatantes. Moïse parla à Dieu comme à un ami et Dieu lui répondit par sa voix, semblable à des coups de tonnerre. Au cours de cette terrible révélation de la gloire divine, le Seigneur transmit à son serviteur les ordonnances de sa Loi sainte. Moïse resta avec Dieu sur la montagne pendant quarante jours et quarante nuits, apprenant tout ce qui est nécessaire pour acquérir la vertu et la connaissance, et recevant des instructions précises pour la construction du sanctuaire terrestre et sur le culte qu'on devait rendre au Créateur de l'univers, en attente de sa manifestation dans la chair. Après avoir recueilli ces révélations célestes au sein de la ténèbre plus lumineuse que la lumière sensible, Moïse descendit de la montagne en tenant deux plaques de pierre sur lesquelles les dix Commandements de la Loi avaient été gravés par le doigt de Dieu. La lumière divine avait si profondément pénétré en son cœur qu'elle débordait sur son corps, et son visage était tellement éclatant que le peuple, non initié aux mystères divins, ne pouvait supporter de le regarder en face, c'est pourquoi Moïse dut se voiler la face. Malgré tous ces signes et ces prodiges, le peuple hébreu ne cessait de pécher et de s'éloigner de Dieu par l'idolâtrie. Moïse ne se lassait pas pourtant d'intercéder en leur faveur, et sa compassion était si grande qu'il sembla lui aussi douter de l'assistance de Dieu, lorsque l'eau vint à manquer à Mériba. Sur l'ordre du Seigneur, il frappa le rocher d'où jaillit de l'eau vive ; mais Dieu lui annonça que ni lui ni les hommes de la génération qui était sortie d'Égypte n'entreraient dans la Terre Promise ruisselante de lait et de miel, car ils avaient douté de ses promesses. En effet, lorsque Moïse atteignit l'âge de cent vingt ans, alors que les Hébreux se préparaient à pénétrer dans la terre de Canaan, il reçut de Dieu l'ordre de monter sur le mont Nébo, pour y voir de loin la terre de Palestine vers laquelle il avait mené au prix de tant de tribulations les enfants d'Israël. C'est là qu'il mourut et fut enterré, sans que personne ne connût jamais le lieu précis de sa sépulture.

Notes : (1) ce qui signifie "sauvé des eaux" - (2) ce qui signifie "je suis étranger sur une terre étrangère"- (3) cf. Exode 32, 31

Sources : synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos-Petra au mont Athos
et site Orthodoxos Synaxaristis
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