Site de la Crypte

seraphin

Petit Synaxaire

Revenir à la page "Quoi de neuf sur le site de la Crypte"     → Recevoir nos mises à jour

Saint Nicodème l'Hagiorite (1749-1809)

Fête le 14 juillet

Saint Nicodème l'HagioriteNé en 1749 dans une famille pieuse l'île de Naxos, alors nominalement sous la suzeraineté ottomane. Très tôt cet enfant doué se tourne vers la mission que Dieu lui avait préparée : transmettre au peuple grec les trésors de la tradition orthodoxe.
Ayant accompli ses études très poussées à l'école évangélique de Smyrne, il retourne à l'âge de 20 ans dans sa patrie. Il s'y lie avec des moines athonites affiliés mouvement des "collyvades", qui le mettront en relation avec saint Macaire de Corinthe (fête le 17 avril). Celui-ci l'aiguillera vers la grande mission de sa vie : éditer et traduire les sources de la tradition de l'Église.

Puis, en 1775, sur la recommandation du célèbre ermite Sylvestre de Césarée, il rejoint le mont Athos.

Au monastère de Dionysiou, il revêt l'habit monastique sous le nom de Nicodème.

Il y devient un modèle d'obéissance, de prière et d'ascèse.

Deux années plus tard, saint Macaire en visite à la sainte Montagne le chargera de la révision et de la préparation de l'édition de la Philocalie. Il accomplit cette tâche dans un petit kellion de Karyès. L'édition originale grecque sera imprimée pour la première fois à Venise en 1782, grâce au soutien d'Alexandre Mavrocordatos. Cette encyclopédie orthodoxe de la prière et de la vie spirituelle a été rendue célèbre en occident grâce au "Récit du Pèlerin russe": rapidement en effet le volume connaîtra des éditions dans les principales langues du monde orthodoxe.

Nicodème travailla de la même manière pour l'Évergétinos. Cette anthologie de textes ascétiques, d'apophtegmes et d'extraits de Vies de saints, présentée sous forme thématique tire son nom du fondateur du monastère de l'Évergétis à Constantinople, Paul, qui la composa au XIIe siècle.

Il s'employa enfin à enrichir le Traité de la Fréquente Communion, rédigé par saint Macaire. Ce livre intimement lié au mouvement des Collyvadès allait bouleverser considérablement la vie sacramentale et spirituelle des moines comme des fidèles. Ce rétablissement de la pratique ancienne de l'Église s'imposa progressivement sur deux siècles.

Par la suite il retourna à la vie cénobitique, il rentra à Dionysiou ; mais la fréquentation des Pères de la Philocalie, comme l'exercice intense de la Prière de Jésus, lui avaient donné le goût de s'y consacrer plus complètement.

Ayant entendu parler de saint Païssy Velitchkovsky qui guidait un millier de moines en Moldavie dans cette sainte activité de l'intelligence tournée vers le cœur, il tenta de le rejoindre. Mais, par la providence de Dieu, une tempête l'empêcha d'atteindre son but.

Il continua dès lors son travail d'écriture, d'enseignement et de formation au petit kellion de Kapsala. Il rédigea notamment un manuel du Confesseur, un recueil des canons de la Mère de Dieu chantés aux Vêpres et Complies, ainsi que des adaptations d'auteurs spirituels occidentaux.

Il rédigera alors le Synaxaire sur lequel se fonde celui que l'on utilise encore de nos jours au mont Athos [et dont nos petites notices hebdomadaires ne représentent qu'un très modeste abrégé].

Il écrivit, édita ou mit à jour de nombreux autres livres.

Dans une introduction à l'œuvre de saint Syméon le Nouveau Théologien, que lui avait demandée saint Macaire de Corinthe, il souligne que tous ces textes ne sont pas seulement destinés aux moines mais à tous les fidèles orthodoxes.

On lui doit enfin un recueil des Saints Canons enrichi de commentaires. Ce traité, essentiel pour la vie de l'Église et sur lequel il travailla avec acharnement assisté de quatre calligraphes est appelé "Pédalion" (le Gouvernail).

Au cours de sa vie, cet ascète fut confronté aux calomnies des hommes et aux attaques des démons qu'il sut déjouer. Il sera reconnu officiellement comme saint de l'Église en 1955.

Le synaxaire conclut ainsi en décrivant sa naissance au Ciel :
"Après avoir communié, il trouva un calme extraordinaire et, croisant les mains sur sa poitrine, il répondit aux moines qui lui demandaient s'il était en repos : « J'ai fait entrer le Christ en moi, comment ne serais-je pas en repos ? ». Au lever du jour, le 14 juillet 1809, il remit son âme au Seigneur. Un des assistants s'écria : « Il aurait mieux valu que mille Chrétiens meurent aujourd'hui plutôt que Nicodème ! » Mais si l'astre s'est caché, ses rayons n'ont pas cessé d'éclairer l'Église, et ses livres restent une source inépuisable d'enseignement, de consolation et d'exhortation à la plénitude de la vie en Christ."

Abrégé de la notice du synaxaire du Hiéromoine Macaire
Revenir à la page "Quoi de neuf sur le site de la Crypte"     → Recevoir nos mises à jour