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Petit synaxaire

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Saint SerninSaint Nicolas le Thaumaturge
archevêque de Myre en Lycie (270-345)

Fête le 6 décembre

A Myre, saint Évêque, tu t’es montré
comme le ministre du sacrifice divin ;
car, accomplissant l’Evangile du Christ,
tu donnas ta vie pour tes brebis
et sauvas les innocents de la mort ;
dès lors tu fus sanctifié, comme grand Pontife de la grâce de Dieu.
(Kondakion, ton3)

L'Église fête le 6 décembre saint Nicolas le Thaumaturge. Également connu sous le nom de saint Nicolas de Myre ou de saint Nicolas de Bari, ce saint byzantin très historique a donné lieu à de nombreuses légendes populaires en occident, attestée à partir de l'arrivée de ses reliques au cours XIe siècle.

En Lorraine, en Suisse, aux Pays-Bas, dans le nord de la France, il est couramment fêté comme protecteur de l'enfance.

De la sorte, le 6 décembre dans de nombreuses régions la saint Nicolas, la tradition veut que les enfants qui, durant toute l'année, ont été sages, reçoivent des friandises. Au fil des déformations "Santa Klaus" joue le rôle que l'occident a dénaturé depuis  près d'un siècle et attribué au "père Noël", auquel les pays de tradition orthodoxe (et les catholiques authentiques) ne souscrivent pas, mais dont il constitue une sorte de prototype.

Mais il est aussi le protecteur des écoliers, des étudiants, des enseignants, des marins, des hommes et femmes souffrant de stérilité, des célibataires, des vitriers, des bouchers, des voyageurs.

Cette extraordinaire "popularité" n'est pas sans relation avec sa vie réelle.

Il naquit à Patara, en Lycie, en 270. À sa naissance, il se serait tenu tout seul debout, bien droit sur ses jambes. Il s'agit de son tout premier miracle. Ce "thaumaturge" (mot qui en grec signifie qu'il a accompli d'importants miracles et n'a absolument pas la connotation trouble qu'il a prise en français) n'en restera pas là.

Nicolas se trouva orphelin suite à une épidémie de peste.

Évêque de la ville de Myre en Lycie, située dans le sud-ouest de l'Asie mineure.

Selon la tradition, il est présent au Ier concile de Nicée en 325.

Sa vie est remplie d'anecdotes auxquelles s'attachera l'iconographie traditionnelle : ainsi, apprenant qu'un père n'a pas de quoi fournir une dot de mariage à ses trois jeunes filles et qu'il n'a d'autre moyen de survivre que de les livrer à la prostitution, Nicolas jette des bourses pleines d'argent dans leurs bas qu'elles avaient mis à sécher sur la cheminée. Grâce à lui, le père peut assurer le mariage de ses trois filles.

Un chevalier lorrain, le seigneur de Varangéville, prisonnier au cours d'une guerre, aurait prié Saint-Nicolas avant de s'endormir. Le lendemain matin, il se serait réveillé, encore attaché, sur les marches de la basilique...

Il sauve également de la tempête les marins d'un bateau portant une cargaison de blé pour la ville de Myre. Ses ossements sont conservés dans une église de Myre jusqu'au XIe siècle. Ils ont la particularité de suinter une huile sacrée. Connu en occident, cet aspect miraculeux attirera alors 62 marins venus de Bari, qui volent et ramènent ces reliques.

Il ressuscite surtout trois enfants qui avaient été tués et découpés par un boucher. Ce miracle très connu en fera le protecteur de l'enfance.

Il est lui-même né au ciel à l'âge de 85 ans le 6 décembre 345.

Source : Bulletin de la Crypte N° 378 décembre 2009
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