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Saint Pasquaire, évêque de Nantes († VIIIe siècle)

Fête le 10 juillet

Le 10 juillet, l'Église célèbre la mémoire de Pasquaire (Pasquier).
Pasquaire naquit à Nantes, de parents distingués par leur rang et leurs richesses. Son nom de Pascarius semble indiquer une origine armoricaine à une époque où se développe l'immigration des Bretons insulaires. Ayant reçu une bonne éducation et s'étant pénétré de l'importance du salut, il renonça au monde, qui lui offrait cependant des avantages temporels, mais au milieu duquel il est si aisé de se perdre, et se consacra au Seigneur, en embrassant l'état ecclésiastique.

Son mérite le fit choisir pour remplir le siège de Nantes, après la mort de l'évêque Harco, qui l'occupait, et qui n'est connu que de nom. Les Saints, pénétrés des maximes de l'Évangile dont l'humilité est une des principales, ont toujours fui l'élévation et les honneurs ; aussi Pasquaire réclama-t-il fortement contre son élection, et ne se soumit-il à recevoir la consécration épiscopale que lorsqu'il vit clairement que telle était la volonté de Dieu. Connaissant toute l'importance de la charge pastorale et l'étendue des devoirs qu'elle impose, il s'acquitta de ses obligations avec l'exactitude et le zèle d'un homme animé de l'esprit de Dieu. Il s'appliqua surtout à bien régler son clergé, à instruire son peuple et à soulager les pauvres, auxquels il distribua tout son patrimoine, qui était considérable.

Quoiqu'il s'adonnât tout entier au service du prochain et qu'il n'épargnât rien pour éclairer et sauver les âmes confiées à ses soins, il sentait néanmoins qu'il n'opérait pas tout le bien qu'il aurait voulu faire. Son désir était d'avoir de pieux coopérateurs qui eussent prêché autant par leurs exemples que par leurs discours, et dont la vie régulière et pénitente pût servir à tous de modèle. Parlant un jour à son troupeau des deux états qui se trouvent dans l'Église, c'est-à-dire le clergé et les simples fidèles, il les entretint aussi de l'état religieux et de la perfection à laquelle cette profession pouvait conduire, suivant le témoignage de Jésus-Christ. Son discours toucha tellement ses auditeurs qu'ils montrèrent tous le plus grand empressement à obtenir de ces hommes de Dieu, qui devaient les éclairer par leurs paroles et les édifier par leur sainte vie.

Voyant son peuple dans des dispositions si bienveillantes, Pasquaire envoya au monastère de Fontenelle auprès de saint Lambert qui en était abbé, des personnes de confiance pour lui demander quelques-uns de ses religieux, afin de les établir dans le diocèse de Nantes. Répondant aux vœux du saint prélat, le vénérable abbé lui envoya douze de ses frères, à la tête desquels se trouvait le célèbre saint Hermeland. Ils arrivèrent bientôt à Nantes, et leur premier soin fut d'aller dans l'église de Saint-Pierre implorer le secours du ciel et en attirer les bénédictions sur leur entreprise.

Informé de leur présence dans le lieu saint, Pasquaire, plein de joie, va les trouver, les reçoit comme des anges, et bénit Dieu de ce que, remplissant son désir le plus ardent, il donnait à son diocèse des hommes qui loueraient sans cesse sa divine majesté et l'aideraient à procurer le salut des âmes. Après avoir passé quelque temps avec eux dans des entretiens de piété, il les conduisit dans l'île d'Aindre, placée au milieu de la Loire et distante de Nantes de deux lieues. Il les y établit et leur accorda plusieurs priviléges. Les autres actions du saint pasteur ne nous sont pas connues ; mais son zèle pour la sanctification de son troupeau, et sa charité envers saint Hermeland et ses compagnons, sont autant de titres qui prouvent combien est fondé le culte que lui rend depuis longtemps son Eglise.

"Un chrétien qui possède le véritable zèle ne prend pas ombrage des succès des autres il est loin de les regarder avec jalousie, parce qu'il sait que la charité le rend participant des succès qu'ils obtiennent et des mérites qu ils acquièrent." (Saint Pasquaire)

Il s'endormitdans la paix vers le commencement du VIIIe siècle, le 10 juillet, jour auquel il est honoré dans le diocèse de Nantes. On ne voit pas que son corps ait été jamais levé de terre, et l'on ignore où se trouve son tombeau.

sources : Vies des Saints de Bretagne, par Dom Lobineau et Petits Bollandistes
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