Site de la Crypte

seraphin

Petit Synaxaire

Revenir à la page "Quoi de neuf sur le site de la Crypte"     → Recevoir nos mises à jour

Le Saint prophète Jonas Saint Prophète Jonas

Fête le 21 septembre

Le 21 septembre l'Église célèbre la mémoire du saint prophète Jonas.

Le saint prophète Jonas, est fils d’Amittaï (Jonas 1.1). Il était originaire de Gath-Hépher de la tribu de Zabulon (2 R 14.25 ; Jos 19.10,13).

Il accomplit sa mission dans le royaume du Nord sous le règne de Jéroboam II (793-753 av. J.-C.). À cette époque, on assiste à l’affaiblissement de la Syrie sous la pression des Assyriens, puis à une éclipse de la puissance de l’Assyrie, due à des troubles internes au royaume. Selon le livre des Rois, Jonas a encouragé Jéroboam II à profiter de ce répit pour reconquérir les territoires du nord du pays occupés par les Syriens (2 R 14,25-27).

Contrairement aux autres écrits prophétiques de l’Ancien Testament, le livre de Jonas rapporte l’histoire de l’accomplissement d’une seule mission prophétique.

Le livre de Jonas raconte comment le prophète, chargé par Dieu d’aller à Ninive, la capitale assyrienne, pour y dénoncer le mal qui s’y commet, se rebelle contre l’ordre du Seigneur et s’enfuit par mer dans la direction opposée (Jonas 1.2-3).

Mais contraint et forcé (Jonas 1.4 à 2.11), le prophète se rend finalement à Ninive pour y annoncer le jugement de Dieu, et à l’écoute de sa prédication, les habitants de la ville décident de changer de vie. Du fait de cette conversion, Dieu renonce à l’exécution de la peine (Jonas 3.1-10).

Furieux, Jonas désire alors mourir (Jonas 4.3) et dévoile les raisons profondes de sa rébellion contre Dieu : connaissant l’amour et la bienveillance de l’Eternel (Jonas 4.2), le prophète ne voulait pas offrir une "chance" de salut aux Assyriens, peuple belliqueux à la cruauté proverbiale, qui, selon Amos, contemporain de Jonas, allait ruiner Israël.

Le manque de pitié du prophète, qui se voulait plus "juste" que Dieu (Jonas 4.4-11), était donc peut-être teinté d’un nationalisme étroit qui s’opposait à la volonté de Dieu de bénir toutes les nations par Israël (Gn 12.3 ; Ex 19.5s. ; 1 R 17.8ss. ; 2 R 5 ; Ps 96 ; 98 ; 117 ; Am 9.12).

Lorsqu'on viendra demander à Jésus de produire un signe miraculeux prouvant l’origine divine de sa mission, le Seigneur leur répondra par celui de Jonas : de même que Jonas a été trois jours et trois nuits dans le ventre d’un grand poisson, le Messie attendu restera trois jours et trois nuits dans le tombeau (Mt 12.38-40 ; Jonas 16.4 ; Lc 11.29).

Mais aveuglés par un nationalisme religieux visant au rétablissement du royaume de David, une partie des siens ne le reconnaîtront pas (Jonas 12.41 ; Lc 11.30).

"Dieu enseignait ainsi à Jonas, conclut le synaxaire du Hiéromoine Macaire et à toutes les générations, qu'Il préfère la miséricorde à la justice, et qu'en tout temps, Il attend la conversion des pécheurs pour les faire vivre et non mourir."

Revenir à la page "Quoi de neuf sur le site de la Crypte"     → Recevoir nos mises à jour