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Petit Synaxaire

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Saint Siméon évêque de Jérusalem Saint Siméon parent du Seigneur
Évêque de Jérusalem (†107)

Fête au 27 avril

La tradition ecclésiastique appelle, en français "frères du Seigneur", (en grec "adelphotheos", qui pourrait se traduire par "frères divins") selon la coutume juive ses cousins Jacques et Siméon. Ils furent les deux premiers chefs de la Mère des Églises. Les Actes des Apôtres et les lettres de Paul appellent aussi cette communauté de Jérusalem l'église des Saints.

Les informations de Saint Hégesippe (115-180), ont servi de base au chapitre XI du livre III de "l'Histoire ecclésiastique" d'Eusèbe de Césarée du livre III de "l'Histoire ecclésiastique" d'Eusèbe de Césarée

"Chapitre XI. Siméon, après Jacques, dirige l'Église de Jérusalem.
Après le martyre de Jacques et la destruction de Jérusalem qui arriva en ce temps, on raconte que ceux des apôtres et des disciples du Seigneur qui étaient encore en ce monde vinrent de partout et se réunirent en un même lieu avec les parents du Sauveur selon la chair (dont la plupart existaient à cette époque).
Ils tinrent conseil tous ensemble pour examiner qui serait jugé digne de la succession de Jacques, et ils décidèrent à l’unanimité que Siméon, fils de ce Clopas dont parle l’Évangile, était capable d’occuper le siège de cette église : il était, dit-on, cousin du Sauveur : Hégésippe raconte en effet que Clopas était le frère de Joseph."(1)

Le texte de l'Évangile auquel il est fait référence est le verset 25 chapitre XIX de Jean (2) :
"Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala."

Ceci établit solidement que Jacques et Siméon étaient doublement les cousins germains de Jésus, fils de Clopas lui-même frère de Joseph et de Marie épouse de Clopas elle-même sœur de Marie Mère de Dieu. À noter aussi évidemment qu'ils étaient comme Jésus de lignée davidique et à ce titre inquiétants pour les autorités.

En 62 saint Jacques avait subi le martyre.

Pendant 45 ans, son frère Siméon dirigera à sa suite l'Église de Jérusalem.

Pendant la première guerre de Jusée (66-73) celle-ci s'était réfugiée à Pella [ville appelée aujourd'hui Tabaqat Fahil en Jordanie].
En 70 Jérusalem, dont les habitants "zélotes" et "sicaires" s'étaient révoltés, est prise par les armées romaines de Titus, fils de l'empereur Vespasien. Cet événement est encore commémoré, à Rome, par un arc de triomphe.

Sous la conduite de saint Siméon juifs comme païens se convertirent alors massivement au christianisme, en dépit des persécutions.

En 106 pendant la persécution de Trajan on poursuivit, sur l'ordre du consulaire Atticus, non seulement les Chrétiens mais aussi tous les descendants de David. certains hérétiques, qu'il avait combattus, dénoncèrent leur évêque.

Le synaxaire indique : "Il fut tourmenté de diverses manières pendant plusieurs jours, montrant une telle bravoure que le consulaire et ceux qui l'entouraient, se demandaient comment ce vieillard de cent vingt ans pouvait supporter de tels tourments. Ils le condamnèrent néanmoins au supplice de la croix, et c'est dans la joie d'imiter son Maître que Saint Siméon partit remporter au ciel la couronne de la victoire. Il eut pour successeur Justus, un Juif converti (†111)."

Sources : synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos-Petra au mont Athos
et site Orthodoxos Synaxaristis

Notes
 (1) cf. Eusèbe de Césarée "Histoire ecclésiastique" coll. Sagesses chrétiennes ed. Cerf 2003 pages 153-154
 (2) témoin direct de la Crucifixion

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