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Saint Sophrone d'Irkoutsk (1703-1771)

Fête le 30 mars

Saint Sophrone d'IrkoutskDans le monde Stefan Kristalevski, saint Sophrone est né le 25 décembre 1703, dans la région de Tchernigov. Il passa sa jeunesse dans un village de la province de Poltava.

Issu d'une famille de prêtres, il étudia au séminaire de l'Académie de Kiev. Il entra au monastère de la Transfiguration de Krasnogorsk, dnt il fut élu higoumène. Il montra dans cette tâche non seulement une grande capacité dans le gouvernement extérieur du monastère, mais aussi dans l'édification spirituelle de ses moines.

Au bout de douze ans, le Saint Synode le nomma trésorier, puis supérieur de la laure Saint-Alexandre-Nevsky à Saint-Pétersbourg. Il resta sept ans dans cette charge, restaura la discipline dans le monastère, et fit bâtir une église.

En 1753, l'impératrice Catherine II le nomma évêque d'Irkoutsk capitale de la Sibérie.

Accompagné par l'archimandrite Synésios, son ami spirituel et son inséparable compagnon d'ascèse depuis sa jeunesse, qu'il nomma supérieur du monastère de l'Ascension, il entreprit de poursuivre l'œuvre de saint Innocent [fête le 26 novembre] et commença par accomplir le vœu de ce dernier, en faisant construire une grande cathédrale dédiée à la Théophanie. Il prenait grand soin de la formation de son clergé, et de l'éducation des enfants, et fonda dans ce but un séminaire auprès de sa résidence épiscopale. Malgré les multiples difficultés de communication, il parcourait son immense diocèse pour visiter les paroisses et surveiller la bonne tenue de la vie ecclésiastique. Grâce à son soin pastoral, les offices liturgiques étaient partout célébrés avec une grande beauté, et le peuple y assistait avec dévotion et crainte de Dieu, en comprenant ce qui était lu et chanté.

Saint Sophrone s'attacha particulièrement à l'évangélisation des populations encore païennes de la Sibérie, et jusqu'aux confins de la Chine. Il fit construire plus de onze églises et de nombreuses écoles.

Tout en poursuivant ses activités pastorales, il ne sacrifiait rien de sa vie intérieure, il passait presque toute la nuit en prière et célébrait la Divine Liturgie aussi souvent qu'il le pouvait.

Sentant ses forces décliner, il demanda au Saint-Synode de nommer un nouveau pasteur et se retira dans un monastère, où il passa ses derniers jours en prière continuelle, avant de remettre son âme au Seigneur, le 30 mars 1771.

Six mois passèrent avant qu'un autre évêque ne vînt à Irkoutsk pour procéder aux funérailles solennelles. Pendant ce temps, le corps du saint ne donna aucun signe de décomposition dans son cercueil et des miracles commencèrent à s'accomplir.

Sa canonisation officielle fut décidée le 23 avril 1918 par le Concile de Moscou de 1917-1918. Le jour de la solennité ayant été reporté à cause des troubles, le saint apparut à l'évêque d'Irkoutsk, Jean, il l'embrassa et lui dit : "Aie courage".

En 1918, un incendie détruisit les précieuses reliques, dont une partie seulement put être sauvée, et ce ne fut que le 30 juin de cette même année qu'on put procéder à la canonisation, la dernière célébrée en Russie avant les ténèbres du soviétisme.

Sources : synaxaire du Hiéromoine Macaire de Simonos-Petra au mont Athos et le site Orthodoxos Synaxiristis
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