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Saint Virgile archevêque d'Arles (†610)

Fête le 5 mars

Le 5 mars, l'Église orthodoxe commémore un pape de Rome du VIIe siècle. Élu à cette charge beaucoup moins importante qu'elle ne l'est depuis le milieu du moyen âge, âgé de 100 ans il était moine de l'abbaye bénédictine de Saint-Hermès à Palerme, sa ville natale.

Selon Grégoire de Tour,s Virgile, d'origine bourguignonne, était l'abbé de l'Abbaye de Saint-Symphorien d'Autun.

Un proche du pape Grégoire. Grégoire le Grand, qui l'estime beaucoup, lui accorde les mêmes honneurs qu'à ses prédécesseurs, avec le pouvoir d'assembler des conciles, et de juger en première instance, avec douze de ses collègues, les différents des évêques, et les questions sur le dogme.

Ainsi le 1er août 595, Gregoire offre à Virgile le titre de vicaire pontifical accordé au siècle précédent aux évêques d’Arles par le pape Zozime. Cette dignité fait de lui l’intermédiaire obligé entre les évêques des Gaules et le Saint-Siège et à même de régler nombre de problèmes.

Le 12 août 595, Grégoire lui adresse sa lettre O quam bona sur la simonie pour le mettre en garde contre les méfaits de cette hérésie. Le pape presse également le roi Childeberg d’aider Virgile dans cette entreprise.

À plusieurs reprises (596,601), Virgile est sollicité par le pape pour offrir une aide à Augustin, que Grégoire avait tiré de son monastère de Rome, et ses moines envoyés en Angleterre pour travailler à la conversion des Anglais. En 596, on sait que la cité d'Arles abrite les préparatifs de cette mission ; à cette occasion des esclaves anglo-saxons sont achetés. Le 17 novembre 597, Augustin de Cantorbéry, de retour à Arles après avoir converti le roi, la reine et les principaux officiers, est consacré, à la demande du pape Grégoire Ier, archevêque de l'Église d'Angleterre dans la basilique Saint-Trophime par Virgile, alors vicaire du Saint-Siège en Gaules, dans une cérémonie où participent de nombreux évêques. À une autre occasion (596), Grégoire lui demande de prendre sous sa protection un monastère du Saint-Siège dont son prédécesseur avait pris possession.

Les premières alertes. Toutefois, en dépit de cette bienveillance, Virgile s’était déjà attiré des reproches du pape en 591 lorsque de nombreux Juifs, chassés d'Orléans et venant se réfugier en Provence, avaient été convertis de force par lui-même et son compère de Marseille Théodose. Grégoire le Grand leur adresse alors une lettre les louant de leurs bonnes intentions mais insistant pour qu’ils limitent leur zèle à la prédication et aux prières. Puis quelques années plus tard, en 596 probablement à la suite de l'affaire Dynamius, Virgile qui gérait jusqu'alors, comme ses prédécesseurs, la perception des revenus ecclésiastiques en Gaule, se voit chapeauté par instruction papale, par l'évêque d'Aix chargé de le contrôler.

La disgrâce. L’amitié du pape se refroidit un peu plus par la suite et cela principalement parce que Virgile ne s'oppose pas au mariage que Syagrie avait contracté, alors qu’elle avait fait profession de la vie religieuse. Le pape lui en fait le reproche en juillet 599.

Peut-être est-ce à cause de cette négligence que Grégoire accorde ensuite, aux instances de la reine Brunehilde (Brunehaut), le pallium à Syagrius, l’évêque d'Autun, avec le pouvoir d'assembler des conciles. Ce refroidissement du pape envers Virgile diminue beaucoup l'autorité du métropolitain d'Arles.

En 601, le pape Grégoire demande à Virgile d’organiser un concile contre la simonie et pour obliger l’archevêque de Marseille à reformer son diocèse. Virgile meurt en 610.

Source : site Icône et Tradition

 

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